|
Back
07/26/2026 Johann Sebastian Bach : Concerto pour clavier n° 1, BWV 1052
Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto pour n° 9 « Jeunehomme », K. 271
Benjamin Britten : Young Apollo, opus 16 Martin James Bartlett (piano), Mozarteumorchester Salzburg, Howard Griffiths (direction)
Enregistré à Salzbourg (2024) – 56’13
Warner Classics 5021732593443

Pour son quatrième enregistrement pour Warner Classics, le pianiste Martin James Bartlett (né en 1996), lauréat du concours BBC Young Musician of the Year en 2014 et du prix suisse Serdang en 2022, a choisi des œuvres de jeunesse de Bach, Mozart et Britten. Une belle réussite !
Enregistrés sur un piano Bösendorfer avec l’Orchestre du Mozarteum de Salzbourg sous la direction énergique de Howard Griffiths, ces trois concertos forment un ensemble cohérent, tous trois étant des œuvres de jeunesse de leurs compositeurs respectifs. Le pianiste s’explique du choix dans sa notice du livret par le fait que Britten, dans ses programmes de concerts, notamment à Aldeburgh, privilégiait beaucoup Bach et Mozart.
Pour le Concerto en ré mineur de Bach, il adopte des tempi plutôt vifs, même pour l’Adagio central, et on est frappé par l’originalité et la joyeuse énergie déployée dans l’exécution des très nombreux ornements de la ligne mélodique.
Le Neuvième Concerto de Mozart, surnommé « Jeunehomme » mais dont on sait aujourd’hui qu’il a été composé pour la pianiste française Victoire Jenamy, fille du danseur et chorégraphe Jean‑Georges Noverre, se déroule dans une absolue beauté sonore grâce en partie aux graves profonds et ambrés du Bösendorfer viennois choisi par le pianiste pour les trois concertos. Les tempi sont rapides mais le jeu toujours d’une très grande clarté. La cadence est admirable d’inventivité.
Pour Young Apollo, composé par Britten en 1939 pendant son exil américain durant la Seconde Guerre mondiale, Bartlett joue une nouvelle édition critique qui corrige les erreurs accumulées dans les éditions successives – il parle dans son introduction d’une « seconde première mondiale ». L’orchestre brille de mille feux dans cette pièce solaire au propos bien évidement apollinien et le pianiste dont la virtuosité est parfaite donne à sa partie une énergie contenue mais toujours scintillante et enthousiaste.
Olivier Brunel
|