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08/03/2007
Robert Schumann : Quatuor avec piano, opus 47 (a) – Fantasiestücke pour flugelhorn et piano, opus 73 (b) – Trio avec piano n° 1, opus 63 (c)
Felix Mendelssohn : Sonate pour violoncelle et piano n° 2, opus 58 (d)
Serge Taneïev : Quintette avec piano, opus 47 (e)
Claude Debussy : «Nuages» et «Fêtes» extraits des Nocturnes (transcription Maurice Ravel) (f)
Alfred Schnittke : Sonate pour violon et piano n° 1 (g)

Friedrich Gulda : Concerto pour violoncelle et orchestre d’instruments à vent (h)
Sergeï Nakariakov [b] (flugelhorn), Renaud Capuçon [a, c], Alissa Margulis [g], Dora Schwarzberg [e], Lucy Hall [e] (violon), Lida Chen [a], Nora Romanoff-Schwarzberg [e] (alto), Jorge Bosso [e], Gautier Capuçon [a, c, d, h] (violoncelle), Nicholas Angelich [c], Martha Argerich [a, b], Karin Lechner [f], Polina Leschenko [g], Gabriela Montero [d], Sergio Tiempo [f], Lilya Zilberstein [e] (piano), Orchestra della Svizzera italiana [h], Alexander Rabinovitch-Barakovsky [h] (direction)
Enregistré en public à Lugano (14 [g], 19 [b, c], 21 [d], 25 [f], 26 [a, e] et 29 [h] juin 2006) – 203’47
Coffret de trois disques EMI 0946 3 89241 2 8



Depuis 2002, le Festival de Lugano accueille un «Progetto Martha Argerich» dont EMI rend fidèlement compte chaque année. Le programme de cette cinquième édition – trois semaines de musique dont trois disques retracent ici différents aspects – porte bien entendu clairement la marque de la pianiste argentine, qui a réuni ses amis, artistes confirmés ou jeunes protégés, pour interpréter le grand répertoire mais aussi des œuvres plus rares.


Argerich elle-même ne se met pas beaucoup en avant, mais ses fans ne rateront pas l’occasion de l’entendre interpréter l’un de ses compositeurs d’élection, Schumann: elle accompagne ainsi Sergeï Nakariakov, étonnamment musical dans une adaptation pour flugelhorn (un instrument à pistons apparenté à la trompette, au bugle et aux saxhorns) des Fantasiestücke de l’opus 73 (1849), mais, surtout, se joint aux frères Capuçon et à l’altiste Lida Chen pour une version bouillonnante – quel Scherzo! – du mal-aimé Quatuor avec piano (1842).


Cet enthousiasme et cette urgence si caractéristiques d’Argerich semblent rejaillir sur l’ensemble des musiciens, comme Gautier Capuçon et Gabriela Montero dans la Seconde sonate (1843) de Mendelssohn, et à nouveau les frères Capuçon, avec Nicholas Angelich, dans le Premier trio (1847) de Schumann.


Au-delà de ces œuvres célèbres, pour lesquelles les références discographiques ne manquent évidemment pas, ce coffret présente des choix plus originaux, voire des curiosités – encore que le Quintette avec piano (1911) de Taneïev ait récemment été honoré chez Deutsche Grammophon d’une version associant notamment Pletnev et Repin, à laquelle celle de Lugano (avec Lilya Zilberstein au piano) n’a rien à envier.


De même, par leur âpreté et leur engagement, Alissa Margulis et Polina Leschenko n’ont pas à craindre la quinzaine d’enregistrements de la Première sonate pour violon et piano (1963) de Schnittke. En revanche, Sergio Tiempo et Karin Lechner déçoivent dans les deux premiers Nocturnes (1899) de Debussy transcrits pour deux pianos par Ravel (1909): Nuages trop rapides, Fêtes trop frénétiques.


Le Concerto pour violoncelle et orchestre d’instruments à vent (1980) de Friedrich Gulda restitue l’ambiance visiblement décontractée d’un festival où Gautier Capuçon ne se prend pas plus au sérieux que le compositeur, qui fait alterner dans cette partition truffée d’allusions (Mozart, Weber, …), aussi plaisante qu’hybride, divers styles et époques, depuis le classicisme jusqu’au jazz.


Le site du Festival de Lugano


Simon Corley

 

 

 

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