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Juventus en Hongrie

Cambrai
Théâtre
07/13/2014 -  
Johannes Brahms : Danses hongroises, WoO 1 n° 1, n° 2 [1], n° 11 [2], n° 16 [3], n° 3, n° 8, n° 9, n° 10 [4], n° 12, n° 13, n° 14, n° 15, n° 21 [5] et n° 6 [6]
Ernö Dohnányi : Sextuor, opus 37 [7]

Ronald Van Spaendonck [7] (clarinette), Alexandre Collard [7] (cor), Graf Mourja [4, 6, 7] (violon), Nathan Braude [7] (alto), Hermine Horiot [1, 6], Alexey Stadler [7] (violoncelle), Pavel Kolesnikov [3, 4, 5], Peter Laul [1, 2, 5, 6, 7] (piano)


En cette fin d’après-midi du dimanche, veille de 14 Juillet et 3 heures avant le début de la finale de la coupe du monde de football, l’avant-dernier concert de la vingt-quatrième édition du festival Juventus a réuni un nombreux public au théâtre de Cambrai, autour d’un programme 100% hongrois mettant notamment en valeur deux des trois lauréats de 2014, les Russes Pavel Kolesnikov (né en 1989) et Alexey Stadler (né en 1991).


Les quatre cahiers de Danses hongroises (1869) de Brahms sont bien connus dans leur version originale pour piano à quatre mains ou dans leurs nombreuses orchestrations mais c’était une bonne idée que de varier les expériences en en proposant l’intégrale (en deux concerts) dans différentes formations allant du piano seul au trio avec piano en passant par des duos violon/piano (dans l’arrangement de Joseph Joachim) et violoncelle/piano. Dans les treize des vingt-et-une danses choisies pour le premier concert, la réussite est toutefois inégale – pour les deux premières pièces, Hermine Horiot manque souvent de projection et parfois aussi de justesse – mais au piano seul, dans un morceau chacun, la comparaison entre Peter Laul, un peu raide, et Pavel Kolesnikov, haut en couleur, est passionnante. Pour quatre numéros, le violoniste Graf Mourja (né en 1973) retrouve ses racines, dans une liberté tzigane qui tend parfois au cabotinage – mais quels aigus! Et il mène le trio avec piano qui conclut avec la fameuse Sixième: l’arrangement fonctionne bien et les musiciens jouent le cœur sur la main. Mais en fin de compte, la version originale, pour cinq danses, sonne tellement plus juste, sans le moindre effet facile, sous les doigts de Koslenikov et Laul.


Hongrois et postbrahmsien, Dohnányi constituait un choix idéal pour la seconde partie, en l’occurrence son Sextuor (1935), sans doute «anachronique» dans son opulence contrapuntique, ses élans postromantiques et sa générosité mélodique, mais s’accordant des moments plus divertissants ou humoristiques, voire truculents, et tellement séduisant grâce notamment à des souffleurs comme le clarinettiste Ronald Van Spaendonck et le cor solo du National de Lille, le Douaisien Alexandre Collard (né en 1989). Les spectateurs, visiblement convaincus, obtiennent que le poétique Intermezzo soit bissé.



Simon Corley

 

 

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