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Droit de Cité

Paris
Maison du Brésil
10/27/2006 -  
Franz Liszt : Prélude et fugue sur BACH
Alexandre Scriabine : Sonate pour piano n° 2 «Fantaisie», opus 19
Heitor Villa-Lobos : Impressões seresteiras extrait du «Ciclo brasileiro»
Radamés Gnattali : Canhoto – Vaidosa – Negaceando
Frédéric Chopin : Scherzo n° 2, opus 31

Luis Fabiano Rabello (piano)


La Maison du Brésil accueille depuis 1959 des étudiants, professeurs, chercheurs et artistes qui résident en France. Conçu par Lucio Costa et Le Corbusier, le bâtiment a été rénové entre 1997 et 2000 et, comme les vingt-deux autres «maisons» nationales de la Cité internationale universitaire de Paris, accueille diverses manifestations culturelles. Le théâtre, qui a pris en 2002 le nom de Lucio Costa à l’occasion du centenaire de l’architecte, offre ainsi un cadre original pour des concerts, avec ses sièges dessinés par Jean Prouvé, son parquet de danse et son plafond en béton brut de décoffrage.


Les trop rares spectateurs présents n’auront pas regretté de s’être déplacés pour ce programme sortant des sentiers battus proposé par Luis Fabiano Rabello, Agé de trente ans, le pianiste a effectué un séjour de deux ans au Conservatoire Tchaïkovski: cela se ressent indéniablement dans le caractère athlétique de son jeu, qu’il démontre d’emblée. Car si la Dix-septième sonate de Mozart était annoncée, raisonnable entrée en matière, c’est en fin de compte dans Prélude et fugue sur BACH (1855) de Liszt qu’il se lance à froid, avec un abattage impressionnant qui sert une lecture puissamment romantique, échevelée et visionnaire, grandiose sans être grandiloquente. Lyrique, colorée et alerte, la Deuxième sonate «Fantaisie» (1896) de Scriabine confirme cette excellente impression.


Ce concert fournissait naturellement une occasion d’entendre de la musique brésilienne. D’abord Villa-Lobos, évidemment, avec les Impressions de sérénades, deuxième des quatre pièces du Cycle brésilien (1937): la générosité de l’élan mélodique si caractéristique du compositeur brésilien trouve ici une traduction quasi orchestrale. Vient ensuite un choix plus original, trois pièces de Radamés Gnattali (1906-1988) écrites dans un style léger, héritier d’Ernesto Nazareth: des syncopes de Canhoto (Gaucher) et Negaceando (En esquivant) à la nostalgie de Vaidosa (Vaniteuse), Rabello alterne punch, charme et sourire.


Volcanique et chantant, le Deuxième scherzo (1837) de Chopin tient peut-être davantage de Liszt, mais il est animé par un tel sens théâtral et de telles prises de risque qu’il emporte tout sur son passage, avec l’éloquence d’une ballade, et ce dès le rythme pointé initial, très serré, créant un sentiment d’urgence qui ne se démentira pas jusqu’à la péroraison.


Le quart de queue Yamaha ayant hélas eu un peu trop tendance à rappeler que le piano moderne descend du pianoforte, il reste à espérer que le public parisien puisse découvrir cet artiste dans de meilleures conditions.


Le site de la Maison du Brésil



Simon Corley

 

 

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