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Ce n’est qu’un au revoir

Paris
Théâtre des Champs-Elysées
09/22/2026 -  et 23*, 24, 25 septembre 2026

L’Oiseau de feu

Thierry Malandain (chorégraphie), Igor Stravinski (musique)
Jorge Gallardo (costumes), François Menou (lumières)


Boléro
Thierry Malandain (chorégraphie), Maurice Ravel (musique)
Jorge Gallardo (décor, costumes), Jean-Claude Asquié (lumières)


Minuit et demi, ou Le cœur mystérieux
Thierry Malandain (chorégraphie), Camille Saint‑Saëns (musique)
Jorge Gallardo (décor, costumes), François Menou (lumières)
Malandain Ballet Biarritz


L’Oiseau de feu (© Olivier Houeix)


Le Malandain Ballet Biarritz est au Théâtre des Champs-Elysées dans le cadre de la série TranscenDanses avec un spectacle dansé sur de la musique française inaugurant une tournée de représentations qui clôt la dernière année de Thierry Malandain à la direction de sa compagnie après près de trente ans de création. L’accueil du public est à la hauteur de l’événement.


Tristesse et honneurs pour le chorégraphe français Thierry Malandain en cette fin d’année. Il quitte, atteint par la limite d’âge, le Centre chorégraphique national Ballet Biarritz qui porte son nom après presque trente ans de directorat et quasiment une centaine de créations à son actif. Bien heureusement, c’est son « dauphin » Martin Harriague qui lui succédera à la tête de cette belle compagnie dont les effectifs se renouvellent aussi à un rythme accéléré.


Honneurs, car Thierry Malandain, un des quatre chorégraphes, avec Angelin Preljocaj, Carolyn Carlson et Bianca Li, à être académicien des Beaux‑Arts (depuis 2019) , deviendra vice‑président de l’Académie des Beaux‑Arts en janvier 2027, avant d’en prendre la présidence en 2028.



Boléro (© Olivier Houeix)


Il est dommage que ce spectacle d’adieux ait été donné dans des conditions techniques peu optimales car le soir de la première, la sonorisation saturait complétement la salle du Théâtre des Champs‑Elysées, pourtant célèbre par l’excellence de son acoustique, et les éclairages nous ont paru d’une pâleur blafarde.


On a retrouvé avec nostalgie Le Sacre du printemps puis Boléro, où se distinguait Hugo Layer, pièces qui ont fait le succès du Malandain Ballet Biarritz même si ceux qui les dansaient si bien ne font aujourd’hui plus tous partie de la compagnie. Aucune des deux qui se démarquent clairement du contexte historique de leur création par les Ballets russes ne fait partie des meilleures pièces du chorégraphe.



Minuit et demi, ou Le cœur mystérieux (© Olivier Houeix)


Le troisième volet de la soirée, Minuit et demi, ou Le cœur mystérieux, est la dernière chorégraphie de Thierry Malandain pour vingt‑deux danseurs, créé à Saint‑Sébastien en Espagne en 2025. Elle est dansée sur des musiques de Camille Saint‑Saëns, sa célébrissime Danse macabre et des mélodies pour ténor et orchestre, notamment les Mélodies persanes dont il était bien difficile d’apprécier la saveur surannée des poèmes, même chantées par l’excellent Yann Beuron, dans de si mauvaises conditions acoustiques. On retrouvait l’élégance et le grand raffinement chorégraphique du vocabulaire néoclassique du chorégraphe dans cette longue pièce de quarante minutes avec des images de groupe très poétiques, des pas de deux aériens, des portés élégants et toujours cette adéquation à la musique qui est la signature de Thierry Malandain.


On pourra le retrouver dans la saison du Ballet de l’Opéra national de Paris avec l’entrée au répertoire de sa pièce Nocturne, qui fera partie du programme « Correspondances » sur des musiques de Frédéric Chopin à l’affiche du Palais Garnier du 11 février au 8 mars.



Olivier Brunel

 

 

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