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Diptyque stravinskien

Biarritz
Gare du Midi
09/11/2021 -  et 28, 29 septembre (Alès), 2 (Cremona), 8 (Ibos) octobre, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12 (Paris), 16 (Colombes) novembre, 4 (Le Creusot), 7 (Fréjus), 10, 11 (Martigues), 17, 18 (Montigny-le-Bretonneux), 22, 23, 25, 26 (Biarritz) décembre 2021, 2, 3 février (Vannes), 9, 10 (Donostia), 24 (Oviedo), 28 (La Ciotat) avril, 3 (Mérignac), 21, 22, 23 (Reims) mai 2022

L’Oiseau de feu

Thierry Malandain (chorégraphie), Igor Stravinski (musique)
Jorge Gallardo (costumes), François Menou (lumières)


Le Sacre du printemps
Martin Harriague (chorégraphie, scénographie, lumières), Igor Stravinski (musique)
Mieke Kockelkorn (costumes), François Menou (lumières)
Malandain Ballet Biarritz


L’Oiseau de feu (© Olivier Houeix)


Après une édition du trentième anniversaire perturbée et raccourcie l’été dernier, l’excellent festival chorégraphique biarrot entre sereinement dans sa quatrième décennie.


Pour sa trente et unième édition, le festival «Le Temps d’aimer la Danse» à Biarritz affiche une nouvelle ambition territoriale: il rayonne dans le Pays basque, dans six villes et sept théâtres (Bayonne et Anglet, Mauléon, Saint-Palais et Saint-Pée-sur-Nivelle) tout en conservant son rayonnement national et international. Après de sérieuses restrictions dues au contexte sanitaire l’an dernier, voici le retour des grandes compagnies nationales, en tout vingt-neuf, qui vont se succéder sur une période de dix jours. Ainsi le Ballet de l’Opéra national de Bordeaux, le Ballet de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole, le CCN-Ballet de l’Opéra national du Rhin, le CCN Ballet Preljocaj, le CCN de La Rochelle, celui de Nantes et le Malandain Ballet Biarritz. Son directeur artistique, le chorégraphe Thierry Malandain, a également invité de jeunes chorégraphes, comme Ambra Senatore, Chrystel Guillebeaud, Lucia Lacarra et Matthew Golding, et de plus petits ensembles, telles les compagnies Balkis Moutashar, Ecrire un mouvement - Thierry Escarmant, Hors-Série - Hamid Ben Mahi, Sine Qua Non Art, Tremplin corps et graphique et Université du mouvement. La nécessité de l’été dernier de jouer en plein air se perpétue avec davantage de spectacles en extérieur dans des lieux aussi variés que places, plages et jardins publics de Biarritz et le Cloître de Bayonne.


Précédée de discours de la maire de Biarritz, Maider Arosteguy, et de Catherine Pégard, présidente du Malandain Ballet depuis un an, cette édition s’est ouverte avec l’avant-première d’un programme entièrement consacré à Stravinski (qui a vécu à Biarritz dans les années 1930) avec deux de ses plus emblématiques partitions, Le Sacre du printemps et L’Oiseau de feu, diptyque qui sera créé à Alès fin septembre avant d’être présenté à Paris au Théâtre de Chaillot début novembre.


Thierry Malandain, qui a déjà été inspiré par la musique de Stravinski avec notamment Pulcinella en 1991, a choisi pour cette nouvelle chorégraphie de L’Oiseau de feu (créé en 1910) la suite de concert de 1945, celle même choisie par Georges Balanchine, à qui il rend clairement hommage dans cette chorégraphie néoclassique épurée, extrêmement élégante dans des costumes lumineux de Jorge Gallardo. Hugo Layer est peut-être un peu trop jeune pour donner à l’Oiseau son vrai relief mais l’ensemble, d’une grande fluidité, plus spirituelle que folklorique, est très séduisant.



Le Sacre du printemps (© Olivier Houeix)


C’est à Martin Harriague, chorégraphe associé au Ballet Biarritz pour qui il a déjà réalisé quelques chorégraphies et qui est en quelque sorte le dauphin de Thierry Malandain pour la succession à la direction de la compagnie, qu’a été confié Le Sacre du printemps. Depuis sa création en 1913 avec une chorégraphie de Nijinsky, cette partition mythique a inspiré d’innombrables chorégraphes, la version de Béjart restant une référence absolue. Harriague aborde Le Sacre avec un humour inspiré du cinéma muet. Un pianiste qui pourrait être Stravinski joue doucement la mélopée qui ouvre la pièce avant que l’orchestre n’enchaîne pendant que les vingt danseurs sortent un par un du ventre du piano droit. Puis commence le rite païen, réglé avec beaucoup de rigueur et dansé avec une grande énergie par les magnifiques danseurs de la compagnie. Il s’achève par une belle élévation dans les cintres de l’Elue.


La soirée s’est achevée dans la nostalgie mais avec bonne humeur avec le départ à la retraite d’un des piliers de la compagnie, le danseur Arnaud Mahouy, qui, pendant seize ans, s’est illustré dans tant de créations du Ballet Biarritz et à qui, à l’occasion de ce départ – qui n’est que partiel car il reviendra au CNN pour y assurer des responsabilités administratives – Thierry Malandain a rendu sur scène un vibrant hommage.


Le site du festival «Le Temps d’aimer la Danse»
Le site du Malandain Ballet Biarritz



Olivier Brunel

 

 

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