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L’ONIF à l’assaut du mont Messiaen

Paris
Salle Pleyel
10/13/2001 -  

Olivier Messiaen : Turangalîla-Symphonie


Roger Muraro (piano), Thomas Bloch (ondes Martenot)
Orchestre national d’Ile-de-France, Jacques Mercier (direction)


Malgré sa durée et l’effectif qu’elle requiert, cette partition de Messiaen figure désormais au répertoire des grands orchestres. Sans doute parce que grâce à son langage coloré et spectaculaire, qui ne renie pas pour autant les recherches formelles et sonores, elle emporte toujours l’adhésion du public.


Il était donc légitime et attendu que l’Orchestre national d’Ile-de-France (ONIF) se lançât à son tour dans l’ascension du mont Messiaen et fasse découvrir ces nouveaux paysages musicaux à un large auditoire qui, même à Pleyel, n’est pas celui des autres formations parisiennes.


Démontrant qu’il est à la hauteur de l’enjeu, l’orchestre est, il est vrai, assisté par des sherpas on ne peut plus expérimentés. Roger Muraro, après sa récente prestation à Radio France dans La Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ, fait à nouveau preuve de passion et de virtuosité. Thomas Bloch, qui a déjà enregistré l’oeuvre pour Naxos, est légèrement désavantagé quant à la puissance sonore. Quant à Jacques Mercier, qui dirige, une fois n’est pas coutume, sans baguette, il prend l’œuvre à bras-le-corps, au premier degré, privilégiant la puissance et l’expression (Introduction), tout en parvenant à bien clarifier l’enchevêtrement des voix (Chant d’amour 1). Il opte généralement pour des tempi amples, au risque d’un manque de dynamisme dans les mouvements vifs (Joie du sang des étoiles, Finale), mais ce choix se justifie pleinement dans Jardin du sommeil d’amour, où le temps semble suspendu.




Simon Corley

 

 

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