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12/11/2007
Edvard Grieg : Concerto pour piano, opus 16
Carl Maria von Weber : Konzertstück pour piano, opus 79
Robert Schumann : Symphonie n°4, opus 120 (première version)

Annerose Schmidt (piano), Gewandhausorchester Leipzig, Kurt Masur (direction)
Enregistré à Dresde et à Leipzig (décembre 1969 [Grieg, Weber], novembre 1981 [Schumann]) – 70’03
Berlin Classics 0184132BC (distribué par Intégral)






Si l’orchestre du Gewandhaus occupe aujourd’hui le premier plan de la scène internationale aux côtés d’autres phalanges prestigieuses, c’est notamment grâce à Kurt Masur qui en a occupé le poste de directeur musical de 1970 à 1996. Avec cette réédition, Berlin Classics permet d’entendre le chef, qui a fêté cette année ses quatre-vingts ans, avant et pendant son mandat à la tête de cette formation.


En 1969, à Dresde, Masur accompagne Annerose Schmidt dans le Concerto de Grieg et le Konzertstück de Weber. Tant la partie soliste que l’accompagnement, sans qualité particulièrement marquante, mais ne souffrant d’aucune lacune, ne suffisent pas à hisser ces gravures au rang des incontournables ou des découvertes prioritaires. Dans Grieg, le rien de raideur de la pianiste allemande s’oublie vite au profit d’une prestation d’ensemble bien tenue, ni ramassée ni alanguie, et volontiers romantique, mais sans surcharge indécente de sentiment. Davantage de fermeté par endroits aurait profité à cette lecture donnant malgré tout, in fine, un sentiment d’uniformité. Le Konzertstück est de la même eau.


Plus intéressante, l’interprétation de la première version de la Quatrième Symphonie de Schumann, captée en public à Leipzig en 1981 et rééditée en compact pour la première fois, bénéficie d’une direction à la fois souple et robuste, soucieuse de transparence et sans contresens stylistique. Si le premier mouvement manque de nerf, la suite s’avère en revanche nettement plus satisfaisante, en particulier grâce aux belles prestations des musiciens, à des tempi judicieusement choisis, à des phrasés admirablement balancés et au soin porté aux transitions.




Sébastien Foucart

 

 

 

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